L’Affaire Fulcanelli 


L’année 2015, qui s’achève, pourrait être celle d’une révélation : l’identité civile du célèbre alchimiste Fulcanelli.  Jacques Grimault, qui fut un temps président de l’association Atlantis, signe un ouvrage au titre provocateur : « L’Affaire Fulcanelli ». Et affaire il y a. L’auteur du Mystère des Cathédrales reste une énigme, malgré les efforts de nombreux chercheurs et, pour certains, leur évidente sagacité.

Que n’a-t-on pas dit au sujet de cette identité ? Que l’adepte n’a jamais existé, qu’il fut un collectif ; ou quelque savant peu ou prou rattaché aux personnalités majeures de son temps.  

Jacques Grimault signe là une étude convaincante, largement étayée par une connaissance approfondie des dires et écrits autour de Fulcanelli. On se souvient qu’Eugène Canseliet, le disciple unique, fut un collaborateur de la revue Atlantis durant de nombreuses années. L’auteur nous amène pas à pas à la rencontre d’un ingénieur polytechnicien, géologue et minéralogiste, dont on se rend compte au fil des pages qu’il répond point par point aux besoins de l’enquête. Nous ne priverons pas le lecteur du plaisir de découvrir par lui-même cette identité jusqu’à présent si controversée, d’autant que le livre contient aussi des éléments justes, relatifs à l’alchimie, qu’il est bon de connaître.

Ce travail nous a convaincu. C’est pourquoi, plutôt que de résumer l’exposé, ce qui n’aurait aucun sens, nous avons préféré reprendre nos propres notes et rédiger un plaidoyer : celui de la défense de l’identité révélée dans ce livre. Le lecteur avisé pourra procéder comme nous et confronter les arguments déployés avec sa propre enquête, ce que nous invite à faire l’auteur d’une étude qui, disons-le d’emblée, fera date.


Qui est Fulcanelli ? Plaidoyer pour l'identité
révélée dans le livre de Jacques Grimault

Par Christophe de Cène

A l’occasion de la sortie du livre-événement « L’affaire Fulcanelli » de Jacques Grimault, nous abordons pour la première fois ce sujet, avec une question volontairement rédigée au présent : qui est Fulcanelli ?

Cet adepte, né en 1839 et dont le disciple Eugène Canseliet nous a livré quelques éléments biographiques, a souhaité garder l’anonymat le plus strict, respectant en cela une tradition hermétique bien établie. Il nous a semblé cependant que l’œuvre de Fulcanelli ne peut qu’être mieux comprise dans le contexte de ce qui forgea l’auteur.  A ce titre, une enquête biographique nous semble légitime.

Les faits : en 1926 parait chez un éditeur parisien, Jean Schemit, un livre d’alchimie devenu célèbre, Le Mystère des Cathédrales, suivi en 1930 par Les Demeures Philosophales. Eugène Canseliet signe la préface ; Julien Champagne réalise les illustrations des deux livres (36 et 40 planches d’une grande qualité). L’ensemble est signé Fulcanelli.

Pour certains auteurs, Fuclanelli n’existe pas. Le pseudonyme cacherait un collectif composé de Julien Champagne, l’illustrateur, Eugène Canseliet et peut-être Pierre Dujols, libraire érudit féru d’hermétisme, ami de Champagne. C’est la thèse de Geneviève Dubois et son « Fulcanelli Dévoilé » (Dervy, 1992). Cependant, de nombreux éléments contredisent cette assertion : le style de Fulcanelli, tout d’abord, n’est pas celui de Champagne (La Vie Minérale) ou de Canseliet, dont les écrits sont aujourd’hui largement diffusés. L’érudition, évidente à la lecture du Mystère et des Demeures, est fort peu compatible avec l’âge du préfacier, comme il le déclare lui-même avec beaucoup de modestie. Le point le plus important reste les déclarations d’Eugène Canseliet, qui jamais n’est pris en défaut au fil des nombreuses années de son enseignement : aucun mensonge n’est avéré, ni contradiction majeure malgré des interventions en tout genre sur une large échelle de temps.

Si Eugène Canseliet ne ment pas, et c’est notre conviction, de nombreux éléments biographiques sont connus, qui touchent la personnalité sociale réelle de l’adepte. Nous les collectons au fil des préfaces, des ouvrages signés Canseliet, des interviews – nombreuses ; Radioscopie, le Feu du Soleil -, des articles signés par le « maître de Savignies » (Alchimiques mémoires dans la Tourbe des Philosophes, revue Atlantis), enfin des confidences de proches ou de parents d’Eugène Canseliet.

Un portrait robot 

Fulcanellii, nous dit Canseliet, est un homme considérable ayant côtoyé les plus grands esprits de son temps. Il appartient au monde scientifique : dans les Alchimiques Mémoires (La Tourbe des Philosophes n°11), son préfacier nous confie : « Trois ans après la malheureuse insurrection de la Commune, Fulcanelli, jeune ingénieur qui avait participé à la défense de Paris, sous les ordres de Monsieur Viollet-le-Duc, rendit visite à son lieutenant-colonel ». En 1874, trois anas après la Commune, Fulcanelli est un jeune ingénieur. Mais quand est-il né ?

En 1919, Canseliet croise Fulcanelli chez les Lesseps, avenue Montaigne (Le Feu du Soleil, page 67). Fulcanelli lui dit alors avoir juste 80 ans, dévoilant ainsi son année de naissance, que le disciple confirmera à maintes reprises.

Nous voici en présence d’un ingénieur qui, au moment des événements de la Commune en 1871, a 32 ans. Fulcanelli évoque lui-même sa formation scientifique dans les Demeures Philosophales :

« Nous savons ce qu'il en coûte pour troquer les diplômes, les sceaux et les parchemins contre l'humble manteau du philosophe. Il nous a fallu vider, à vingt-quatre ans, ce calice au breuvage amer. Le coeur meurtri, honteux des erreurs de nos jeunes années, nous avons dû brûler livres et cahiers, confesser notre ignorance et, modeste néophyte, déchiffrer une autre science sur les bancs d'une autre école. »

Et, plus loin, à propos du X :

« En ce sens, et dans l'argot des étudiants, il sert à distinguer l'Ecole Polytechnique, en lui assurant une supériorité que  taupins et chers camarades n'admettraient point qu'on discutât. Les premiers, candidats à l'Ecole, sont unis, dans chaque promotion ou taupe, par une formule cabalistique composée d'un X dans les angles opposés duquel figurent les symboles chimiques du soufre et de l'hydrate de potassium :

SXKOH

Cela s'énonce, en argotique bien entendu, « Soufre et potasse pour l'X ».

X, on le sait, désigne l’école Polytechnique. Canseliet confirme implicitement, et cela est rapporté par son ami Henri Bodard, qui fut, avant Paul Grimault, président de l’association Atlantis :

N'étant pas assis tout près du Maître, mais face à lui à quelques mètres sur sa droite, je l'entendis parler du fameux rébus «S X KOH ». Se tournant vers moi et élevant la voix il m'interpella, demandant quelque chose comme : « Souffre et potasse pour l'X, vous connaissez cela Henri, n'est-ce pas ? » Le prenant au mot, je lui répondis : « Oui, monsieur Canseliet, et j'ai même souvent pensé que Fulcanelli lui-même... » Sa réponse vint de suite : « Ah, c'est bien possible... » (Atlantis, n°398, p.367).

Enfin, une autre allusion au X de Polytechnique nous semble figurer dans l’ouvrage de Claude Seignolle Invitation au Château de l’Étrange (1969, préface de Jacques Bergier). Pour la première fois est évoqué le voyage en Espagne du maître de Savignies, ami de l’auteur. Canseliet n’est pas nommément cité, mais on le reconnaît aisément à de nombreux détails confirmés par la suite. Seignolle précise même : « en révélant cette aventure confidentielle, je vais trahir un ami » (page 140). Suivent le récit intitulé « Autour de Saint Merri », rappelant les frasques diaboliques de Julien Champagne, et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, le paragraphe nommé « X … L’immortel », que nous citons ici intégralement :

X... L’IMMORTEL

Je jure sur l'honneur que ce savant respecté, est sain d'esprit. Sa science et sa réputation l'exigent avant tout. Nous l'écoutons, chez moi, entre amis, définir l'univers cosmique de la goutte de rosée et préciser les soins qu'il apporte à les recueillir pour ses travaux, aux moments de la pleine lune, sur des herbes soigneusement entretenues en état de pureté sans engrais néfaste. Puis il nous parle de l'Immortalité, et, à ce propos, quelqu'un d'entre nous lui ayant demandé si X..., le célèbre chercheur du début du siècle, avait pu résoudre le secret de longue vie, notre savant ami baisse d'un ton et nous avoue l'avoir rencontré à Paris, l'an dernier dans une réunion d'initiés. Ils ont échangé de brefs propos X... avait à peine vieilli physiquement et il était cérébralement aussi vif qu'autrefois. « Quel âge a-t-il, à présent? » questionne-t-on. « Voyons... voyons, calcule lentement notre savant, en fermant les paupières,... cent quinze ans, cent vingt peut-être, mais guère plus ». Claude Seignolle Invitation au Château de l’Étrange, page 146

Ainsi, le célèbre chercheur du début du siècle est non seulement X mais aussi… Immortel. A quoi Claude Seignolle fait-il allusion ?

En fondant l’Académie, le cardinal de Richelieu fit graver la devise « A l’immortalité » sur le sceau de la prestigieuse institution. Aujourd’hui encore, les membres de l’Académie Française se nomment les immortels.

Fulcanelli serait ainsi un membre de l’institut de France ? C’est probable, au vu des amis qui l’entourent selon Canseliet. Qu’on en juge :

Michel-Eugène Chevreul (en 1826 il devient membre de l'Académie des sciences) –
Marcellin Berthelot (secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences en 1889, membre en 1873) –
Antoine d'Abbadie (membre de l'Académie des sciences en 1867) –
Ferdinand de Lesseps (Académie des sciences en 1873) –
Pierre Curie (membre de l'Académie des sciences élu le 3 juillet 1905) –

Notre portrait robot se précise : un ingénieur polytechnicien né en 1839, membre de l’Académie des Sciences.

Ajoutons à cela qu’il s’efface totalement de la vie publique et sociale à un moment de son histoire. En effet, en octobre 1925, Canseliet précise dans son introduction au Mystère des Cathédrales : « L’Auteur de ce livre n’est plus, depuis longtemps déjà, parmi nous », ajoutant plus loin : « Fulcanelli n’est plus. Toutefois, et c’est là notre consolation, sa pensée demeure, ardente et vive, enfermée à jamais dans ces pages comme en un sanctuaire ». Pourtant, la même année, Fulcanelli corrige les épreuves du livre et, en 1929 – date le plus fréquemment retenue, certains auteurs disent 1927 - décide de retirer le manuscrit du troisième livre, Finis Gloriae Mundi (jamais paru). A cette époque, Eugène Canseliet ne voyait plus Fulcanelli, mais correspondait avec lui via Gaston Deveaux, le beau-frère de Julien Champagne.

Que faut-il conclure de tout cela ? Que Fulcanelli disparait socialement « longtemps avant » 1925, mais qu’il vit encore une existence secrète, rencontrant le préfacier et l’illustrateur du Mystère assez régulièrement.

Voici un texte décrivant le domicile de Fulcanelli à Paris :

Chez Fulcaneli…

Heureusement, Fulcanelli ne souffrit pas de ce désavantage énorme, parce qu'il occupa toujours de spacieux locaux. Du dernier en date, nous avons donné l'idée, en esquissant la configuration des lieux. C'est là que se trouvait, tout de suite à droite, dès l'entrée dans le cabinet-bibliothèque, le meuble de style Renaissance, que j'ai brièvement décrit dans mes Prolégomènes à Trois anciens Traités d'Alchimie ; cette copie que je fis, voici bien longtemps, et qui fut luxueusement reproduite et semblablement illustrée chez Jean-Jacques Pauvert.

À cette époque où florissait le Mouvement Dada, et qui allait continuer, jusqu'en 1930, le XIXe siècle ; à cette époque, par les trois grandes fenêtres de la pièce parquetée à points de Hongrie, on voyait encore les arbres du jardin tout proche.

Sous les combles, il y avait une petite porte donnant accès à la terrasse qui recouvrait la cage d'escalier, et qui était entourée d'une fine balustrade en pierre blanche. On y marchait sur un épais tapis de plomb. C'était là le lieu le plus élevé, qui était à l'air libre, et où le Maître soumettait, au rayonnement des étoiles et de la lune, ses cuvettes de rosée déjà fort doucement réduite. Je revois, par la pensée, ces récipients de faïence blanche, rectangulaires, médiocrement profonds, de dimension 18x24, et qui étaient ordinairement employés pour le développement de la photographie.

Eugène Canseliet, Alchimiques Mémoires, in La Tourbe des Philosophes, n°10.

Nous ne sommes là ni au domicile des Lesseps avenue Montaigne, ni chez Dujols, encore moins dans les chambres de la rue Rochechouart qu’occuperont Champagne et Canseliet. A l’évidence, Fulcanelli dispose d’une certaine aisance matérielle, même si son mode de vie n’en laisse rien paraître.

Enfin, un point important nous semble avoir été jusqu’ici négligé : grâce aux éditions Les Trois R et la publication du manuscrit il y a quelques années (préface de Jean Artero), nous savons aujourd’hui que Julien Champagne rédigea « La Vie Minérale » achevée en 1908, soit 3 ans seulement après sa rencontre avec Fulcanelli. En toute logique, ce premier texte doit nécessairement comporter des éléments clés de l’enseignement du maître.

Qui fut cet adepte caché sous le pseudonyme de Fulcanelli après sa disparition sociale, ingénieur polytechnicien né en 1839  et membre de l’Institut de France ?

Nous pensons que le livre de Jacques Grimault le révèle.

 

Quelques clés pour découvrir Fulcanelli plus avant

La Vie Minérale, étude de Philosophie Hermétique... ou Philosophie Minérale ?

En 1908 et à la page 39 de son manuscrit, Julien Champagne nous parle de la Fausérite en ces termes :


La Vie Minérale, aux éditions Les Trois R
 

« La Fausérite (H30MgMn2S3O27), sulfate de manganèse avec 5% de magnésie et contenant parfois jusqu’à 44% d’eau, dont les cristaux se forment journellement dans les galeries de la mine de Herrengrund (Hongrie). La Fausérite se présente en cristaux d’un blanc rougeâtre ou jaunâtre, de saveur amère et astringente. »

Or, voici ce qu’écrivait Fulcanelli (l’ingénieur polytechnicien né en 1839 dont parle Jacques Grimault) dans un de ses cours, édité en 1884 chez Savy (page 454, ouvrage disponible en ligne sur Gallica) :

« La Fausérite, H30MgMn2S3O27, est un sulfate de manganèse avec magnésie (5%) contenant jusqu’à 42% d’eau, qui se forme journellement dans les galeries de mines de Herrengrund (Hongrie). Les cristaux sont d’un blanc rougeâtre ou blanc jaunâtre, solubles et de saveur amère, astringente. »

Comme on peut le constater, Champagne recopie presque mot à mot les notes de son maître en alchimie, dont l’œuvre, de manière générale, influence considérablement le manuscrit de l’illustrateur.

Dans un tout autre registre, la similitude est flagrante entre l’œuvre écrite de notre polytechnicien et ce qu’on sait de l’alchimiste : ainsi, nous avions fait l’acquisition d’un exemplaire de la « Revue des Questions Scientifiques » 1877, parce qu’il contient un article signé « M. Antoine d’Abbadie, de l’Institut de France ». On se souvient que cet auteur, un temps maire d’Hendaye et dont Viollet-le-Duc fut l’architecte au château d’Abbadia, est souvent cité comme un proche de Fulcanelli. Ce même volume comporte un article de notre « fulcanellisable », sur le thème du déplacement des pôles ; changement d’axe suggéré par l’étude de la faune et de la flore en certains points du globe. Or, peu de temps après le décès de Canseliet, son ami Jean Laplace trouva chez le maître de Savignies un sommaire du Finis Gloriae Mundi, troisième ouvrage de Fulcanelli, retiré par l’adepte avant parution. Il y est question de Faune et Flore disparues et de variations inexplicables du pôle (magnétique puis géographique). Etrange coïncidence là encore (Lire La Tourbe des Philosophes, n°31, page 14).

Pour certains, l’écrivain Maurice Leblanc fut proche des milieux ésotériques parisiens de son temps. Ceux-là compareront alors avec le plus grand intérêt l’œuvre de l’ingénieur Fulcanelli avec les lieux et héros de « L’île aux Trente Cercueils » et du « Formidable Événement »… Comparaison édifiante !

A n’en pas douter, cette nouvelle identité de l’adepte fera couler beaucoup d’encre.

 


Le site de l'éditeur
 

Chronologie

1839 : naissance de Fulcanelli (selon Canseliet).

1877 : naissance de Julien Champagne

1881-1897 : Rodolphe Salis tient le Cabaret du Char Noir à Paris. Fulcanelli s’en souvient.

1897 : mort d’Antoine d’Abbadie, membre en 1867 de l’académie des sciences, qu’il préside en 1892.

1899 : naissance d’Eugène Canseliet

1905 : Champagne rencontre Fulcanelli (dans sa troisième préface au Mystère des Cathédrales, Canseliet évoque l’excellent artiste qui connut Fulcanelli en 1905, dix ans avant lui). Jean Artero écrit (Julien Champagne, Apôtre de la Science Hermétique, page 50) : « Dès 1906, il nous paraît que l’influence de Fulcanelli sur Julien tend à s’affirmer ».

1908 : Julien Champagne écrit La Vie Minérale, qui se termine par un « Honneur et gloire à jamais aux maîtres disparus ».

1910 : Champagne commence à travailler pour Fulcanelli (Atorène, le laboratoire alchimique, page 333).

1916 : Canseliet fait la connaissance de Fulcanelli, probablement à Marseille (France Inter, Radioscopie avec Canseliet).

1919 : Canseliet croise Fulcanelli chez les Lesseps, avenue Montaigne (Le Feu du Soleil, LFDS, page 67). Fulcanelli lui dit alors avoir juste 80 ans, dévoilant ainsi son année de naissance.

1922 : Fulcanelli n’avait pas encore reçu le « Don de Dieu » (préface à la seconde édition du MDC). Après la transmutation de Sarcelles, le maître va s’effacer (Atorène).

1923 : Fulcanelli remet trois paquets de notes scellés à la cire (LFDS page 72).

Fulcanelli élabore la pierre philosophale cette année-là (lire l’année 1929).

Mort de Paul Decoeur (le 6 mai 1923). Il est né en 1839.
Mort de Jules Violle (le 12 septembre 1923). Il est né en 1841.
Vers 1923, Mort de Charles de Lesseps (selon Walter Grosse). Il est né en 1840.

1924 : mort d’Anatole France (le 12 octobre). Fulcanelli assiste aux obsèques. 
Mort de Léon Fould.

1925 : Fulcanelli corrige les épreuves du Mystère des Cathédrales (mise en forme : Eugène Canseliet). LFDS page 71. Canseliet ne voyait plus alors Fulcanelli, et correspondait avec lui via M. Devaux [Gaston Devaux, beau-frère de Julien Champagne]. En octobre, Canseliet signe la préface du Mystère des Cathédrales (parution en 1926) et écrit : « L’Auteur de ce livre n’est plus, depuis longtemps déjà, parmi nous », ajoutant plus loin : « Fulcanelli n’est plus. Toutefois, et c’est là notre consolation, sa pensée demeure, ardente et vive, enfermée à jamais dans ces pages comme en un sanctuaire ». 

1926 : Mort de Pierre Dujols (né en 1862). Parution du Mystère des Cathédrales.

1929 : Fulcanelli retire le manuscrit du Finis Gloriae Mundi …/… « A cette époque, il y avait déjà six années que notre vieux Maître avait réussi l’élaboration de la pierre philosophale ». (Seconde préface aux Demeures Philosophales, et Présence de Fulcanelli, Jean Artero, pages 70 et 71). Canseliet écrit à ce propos : « Fulcanelli m’a réclamé le paquet et me l’a retiré. Sans doute y avait-il là des choses très graves. N’oubliez-pas qu’à cette époque il possédait la pierre.» (LFDS, page  77).

« Il est dit habituellement et on écrit que Fulcanelli aurait retiré son troisième manuscrit, juste après la publication (chez Jean Schemit que j'ai connu personnellement) de la première édition en 1929 des Demeures Philosophales, et que Fulcanelli aurait disparu en 1930. » (Jacques d’Arès, prologue à un « faux » Finis Gloriae Mundi).

1932 : Mort de Julien Champagne. Eugène Canseliet affirme que Fulcanelli aurait, cette année-là, refusé de secourir Julien Champagne, alors à l’agonie, pour des raisons morales qui restent obscures.

1952 : Canseliet affirme avoir revu Fulcanelli cette année-là, en Espagne. L’adepte, à 113 ans, paraissait un homme de l’âge de son disciple – la cinquantaine (LFDS page 68). Cette anecdote est largement commentée dans l’émission de Fran-Inter « Radioscopie » avec Jacques Chancel. Eugène Canseliet y affirme aussi ne pas connaître l’identité véritable de Fulcanelli. Ce point cependant n’est pas confirmé par ailleurs.

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